Education et dressage *

L'éducation canine repose sur l'apprentissage des règles de vie dans la maisonnée et au sein de la société humaine. Elle a pour but que le chien soit « bien élevé » et se comporte de la façon attendue pour un animal domestique.

Le dressage, destiné à former les chiens d'utilité, lui inculque des comportements ou des réactions stéréotypés pour en faire un auxiliaire efficace de l'homme dans diverses situations.

L'éducation :

1. Utiliser les bons codes

Les chiens ne pensent pas comme les humains : ils obéissent aux codes de communication et d'appréhension du monde de leur espèce. S'ils ne reçoivent pas une éducation appropriée, ils ne manqueront pas de développer des comportements en inadéquation avec ceux que leurs maîtres attendent d'un animal de compagnie. Mais si elle est mise en œuvre pour inculquer des règles au chien, une éducation appropriée doit aussi lui fournir un environnement sécurisant (évitant ainsi des réactions intempestives, pouvant aller jusqu'à l'agressivité, liées à l'anxiété). Elle implique que ses maîtres, et de façon générale tout les humains de son entourage, le respecte dans son intégrité et ses peurs.

Les centres d'éducation canine et les professionnels indépendants peuvent fournir conseils et/ou aide pour élever les chiens. Éducateurs et vétérinaires comportementalistes peuvent quant à eux être consultés en cas de mauvaises habitudes installées. Ils interviennent aussi si le chien a développé des troubles du comportement (découlant par exemple d'un traumatisme).

2. Quelques principes éducatifs de base

2. 1. Cohérence

Le chien descend du loup, qui vit en meutes hiérarchisées : c'est un animal social, qui a besoin d'une place établie sans équivoque dans le groupe qu'il forme avec son ou ses maîtres. Ses « droits et devoirs » doivent donc être clairs, et jamais contradictoires. Par exemple, un chiot, sous prétexte qu'il est petit, ne doit pas être autorisé à aller dans certaines pièces qui lui seront interdites dès qu'il aura grandi.

2. 2. Sécurisation

Un chien qui ne se sent pas menacé – ou simplement importuné – n'a pas besoin de se défendre ou de défendre son territoire ou sa nourriture.

Ainsi, idéalement, le chien doit pouvoir bénéficier d'une zone à lui (généralement le coin où se trouve son panier) où il puisse se réfugier ou dormir au calme, un territoire dans lequel personne ne peut le déranger.

Pour ne pas qu'il soit tenté de protéger sa nourriture (même si certains chiens montrent moins d'anxiété que d'autres sur cette question), le chien doit pouvoir prendre ses repas seul et au calme. Contrairement à une idée répandue, il ne faut surtout pas lui retirer sa gamelle ou mettre les mains dedans pour « lui montrer qui est le chef ». On peut toutefois, le lui apprendre pour éviter tout risque d'accident lors de la venue d'enfants ou d'étranger à la maison.

Pour éviter qu'il ait peur de la solitude et réagisse à cette situation en « hurlant à la mort » ou en commettant des dégradations dans la maison, le chiot doit apprendre à rester seul. C'est au maître de résister à l'envie de le cajoler en permanence et de ne pas répondre à toutes ses sollicitations. Le fait de le laisser seul quelques minutes dans une pièce ou de parfois l'ignorer lui apprend à se sentir en sécurité même si personne ne s'occupe de lui.

2. 3. Hiérarchisation
Le chien qui n'est pas encadré par des règles fermes et cohérentes prendra, selon ses codes, la place de chef de la meute. Il deviendra alors impossible de s'en faire obéir. Il est par exemple déconseillé de le laisser s'installer sur le canapé ou le lit : dès que l'on voudra l'en déloger pour s'y installer, il ne pourra le comprendre que comme une atteinte à ses privilèges (donc une provocation, voire une agression). Certaines pièces doivent également lui être interdites. En laisse, il ne doit pas mener la marche, mais rester derrière, ou à côté de son maître.

2. 4. Fermeté et encouragements

Des félicitations (caresses, encouragements) et une récompense (jouet, friandise) reçues quand le chien a réalisé ce qu'on attend de lui renforcera ce comportement. La réprimande en cas de bêtise est en revanche à utiliser avec modération – un « non » prononcé d'une voix ferme est préférable –, et en tout cas jamais si le chien n'est pas pris sur le fait car, a posteriori, il ne comprendra pas ce qui lui vaut le mécontentement de son maître. Surpris à faire ses besoins dans la maison, il doit aussitôt être conduit dehors, et félicité s'il y fait ses besoins. Pour cette raison, un chiot doit être sorti le plus souvent possible : il associera ainsi rapidement les félicitations et le fait de faire ses besoins dehors, et deviendra plus vite propre. Mais s'il fait par accident ses besoins à l'intérieur, l'ignorer sera plus efficace que le gronder.

Selon le même principe de félicitations/récompense en cas de réussite, on peut apprendre au chien à obéir à quelques ordres simples (« au pied », « assis », « couché », « debout »...), à répondre à son nom et à revenir quand on l'appelle.

Dans tous les cas, toute brutalité, voire violence, envers le chien (dans la voix ou les gestes) est à proscrire. Elle génère de l'anxiété et, potentiellement, de l'agressivité.

2. 5. Respect du chien et des codes canins
Il ne faut pas attendre d'un chien qu'il ait des réactions humaines ou comprenne nos codes. C'est aux humains à connaître les codes des chiens et à adapter leurs demandes et comportements. Ainsi, il ne faut pas laisser de la nourriture « abandonnée » à sa portée (un poulet rôti sur la table, par exemple) : selon ses codes, toute nourriture délaissée par le chef de meute peut être consommée. Il est alors inutile (et injuste) de le punir : il n'a pas volé, il a simplement pris la nourriture à laquelle il pensait avoir droit.

De même, le chien ne sait pas résister à la tentation de la nourriture. Pour éviter qu'il en mendie ou saute pour en prendre un morceau, si on ne sait pas lui apprendre un autre comportement, il vaut mieux que la cuisine lui soit interdite, ou que les repas familiaux soient préparés et pris hors de sa présence. Cela vaut également pour la préparation de sa ration.

Un chien peut également être amené à mal interpréter diverses attitudes humaines, et à ressentir le besoin de se défendre en mordant. C'est pourquoi tous les membres de la famille – surtout les enfants – doivent être sensibilisés au fait qu'il ne faut pas déranger un chien qui mange ou qui dort, ne pas arriver vers lui en courant, ne pas lui prendre ses jouets quand il les a en gueule, ne pas le « martyriser » sous prétexte qu'il est « gentil » et patient, etc. Une éducation des maîtres qui diminue de façon considérable les risques de morsures... Le chien à des devoirs, mais aussi des droits

2. 6. Socialisation

En tant qu'animal social, le chien a besoin de contacts – avec des humains et si possible avec d'autres chiens et autres espèces – pour se développer de façon harmonieuse. Laissé seul toute la journée, attaché dans le jardin ou enfermé dans une pièce, un chien développe des comportements anxieux et agressifs.

2.7. Éducation et dressage
Un chien est un animal qui répond à des codes de communication propres à son espèce, et différents de ceux de l'espèce humaine. Pour une cohabitation en bonne intelligence, il doit être éduqué pour apprendre à respecter des règles de vie dans la maisonnée. En effet tout chien qui ne se voit pas fixer des règles fermes et cohérentes peut prendre la place de « dominant », ce qui peut conduire dans certains cas à des attitudes agressives s'il est contrarié ou se sent dépossédé de ses privilèges. Il peut aussi développer des comportements inappropriés ou indésirables (aboiements intempestifs, tempérament envahissant, destruction de rideaux ou de canapés...) parce qu'il ne supporte pas la solitude.

L'éducation doit donc d'une part lui donner sa place d'animal domestique, d'autre part lui fournir un environnement sécurisant. À l'inverse, il est indispensable que les maîtres respectent leur chien et ne projettent par sur lui des sentiments et attitudes humains, pour ne pas risquer de générer involontairement des comportements agressifs (mis en œuvre par l'animal pour faire cesser une menace ou un inconfort qu'il ne peut fuir).

Le dressage, lui, permet de développer des comportements particuliers chez le chien et/ou de le former à divers « métiers » utiles à l'homme : chiens guides d'aveugle, chiens sauveteurs, chiens renifleurs de drogue, etc...

Petit historique des origines et de la domestication :

1 : Les origines
Le chien est un mammifère carnivore aux multiples races, le plus souvent domestique. De la famille des canidés, et du genre Canis, qui comprend aussi le chacal et le coyote. Descendant du loup, Canis lupus, il en est la sous espèce domestique : Canis lupus familiaris.
Il se caractérise par une course rapide, un excellent odorat et par son cri spécifique, l'aboiement.
Cri : Le chien aboie, jappe, hurle ; la femelle est la chienne, le petit le chiot.
Classification

sous-espèce : Canis lupus familiaris
espèce : Canis lupus
famille : canidé
ordre : carnivore
sous-classe : thérien
infra-classe : euthérien
classe : mammifère
sous-embranchement : vertébré
embranchement : chordé
Diverses ressemblances morphologiques, anatomiques ou biologiques, ainsi que l'existence de maladies ou de comportements identiques chez le chien et chez le loup en sont autant d'indices. De plus, des analyses comparatives d'ADN (molécule qui porte le patrimoine génétique des êtres vivants) montrent que l'ADN du chien est beaucoup plus proche de celui du loup que de celui du coyote ou du chacal. Ces études génétiques ont confirmé que le chien descend directement du loup et non de croisements successifs entre plusieurs canidés (loup, chacal, coyote) comme le suggéraient certaines hypothèses.

Tout au long du processus de domestication, les chiens ont sans doute continué à se reproduire, à l'occasion, avec des individus sauvages. Actuellement encore, certains chiens peuvent se reproduire avec des loups (ainsi qu'avec d'autres membres du genre Canis, tels les coyotes), dans la nature. Puis, il y a au moins 6 000 ans, plusieurs races se sont individualisées, sans doute en raison de la variabilité morphologique des loups dont elles étaient issues (les loups du sud de l'Europe, par exemple, sont plus petits que ceux du nord).

D'après les squelettes qui ont été étudiés, les chiens préhistoriques se distinguaient déjà des loups par leur plus petite taille, leur museau relativement plus court par rapport à la tête, leurs mâchoires plus petites. La morphologie du crâne ainsi que certains comportements permettent de définir le chien comme un loup qui aurait gardé, à l'âge adulte, des caractéristiques juvéniles. Ainsi il joue, aboie, gémit, toutes choses que fait le louveteau, mais non le loup adulte.

2.La domestication

Le chien a été le premier animal domestiqué par l'homme, au cours du paléolithique, plusieurs millénaires avant le mouton (il y a environ 10 000 ans). Sur la base de preuves archéologiques, on peut considérer avec certitude que le chien était déjà domestiqué il y a 16 000 ans : une demi-mandibule de chien a en effet été découverte dans une sépulture humaine datant de cette époque, sur le site d'Oberkassel, en Allemagne. En Israël, une dent de canidé datant de 14 000 ans a été mise au jour dans la grotte de Hayonim, tandis qu'à Ein Mallaha (8 000 à 10 000 avant J.-C.), une tombe renfermait un squelette humain dont la main était posée sur celui d'un jeune canidé, généralement considéré comme un chiot. D'autres restes de chiens préhistoriques datant également de la fin du paléolithique ont été mis au jour en Angleterre, sur les sites de Star Carr (– 11 500 ans) et de Seamer Carr (– 11 900 ans). Les traces archéologiques de l'association de l'homme et du chien deviennent ensuite de plus en plus nombreuses, montrant que la présence du chien auprès de l'homme est, vers 7 000 avant J.-C., devenue chose courante.

La domestication du chien pourrait toutefois s'être produite encore plus tôt au cours du paléolithique. En effet, un crâne de canidé daté de 31 700 ans a été mis au jour en 2008 sur un site d'occupation humaine en Belgique, les grottes de Goyet. Selon les auteurs de cette découverte, il s'agit du crâne d'un chien préhistorique, et non de celui d'un loup. Des empreintes de canidé remontant à 26 000 ans ont également été trouvées, mêlées à celles d'un enfant, dans la grotte Chauvet ; mais la question de savoir s'il s'agit d'un chien domestiqué n'a, pour l'heure, pas été tranchée.

La façon dont s'est faite la domestication reste quant à elle mal élucidée.

Loups et hommes, chassant plus ou moins les mêmes proies, étaient sans doute amenés à se côtoyer fréquemment à cette époque. Il est probable que les loups se soient progressivement rapprochés des campements humains pour profiter de leurs restes alimentaires. On pense qu'ensuite, la domestication a commencé par la prise en charge par les humains de louveteaux orphelins ramenés au campement. Le processus a pu être facilité par le comportement même du loup. Contrairement au chacal et au coyote, qui sont solitaires, le loup vit en effet en société ; il obéit à un sujet dominant, le chef de meute, tout en conservant longtemps un caractère infantile. L'humain, en cumulant le rôle de chef et de seconde mère, pouvait donc entreprendre avec succès la domestication du loup.

Celle-ci s'est très vite propagée à travers l'Europe, le nord de l'Afrique et l'Asie occidentale. Pendant la préhistoire, le chien sert de viande et de bête de somme, participe à la chasse et fournit peau et os pour la fabrication d'outils et de vêtements. Les premières races de chiens clairement identifiées seraient apparues au cours de l'Antiquité. Au IVe millénaire avant J.-C., en Mésopotamie, des représentations artistiques (poteries par exemple) montrent des chiens de type lévrier dans des scènes de chasse, puis des molosses attaquant des prédateurs.
Toutes les grandes civilisations ont connu, utilisé – voire vénéré – le chien. Dans la Rome antique, trois grands types de chiens sont utilisés : les chiens de chasse, les chiens gardiens de troupeaux (chiens de berger et de bouvier) et les chiens de garde pour les demeures (on a retrouvé, notamment à Pompéi, diverses mosaïques de seuil représentant des chiens en laisse, avec souvent l'expression associée Cave Canem,

« Attention au chien »).

Au Moyen Âge, de nombreuses races de chiens de chasse sont créées, mais c'est surtout au XIXe siècle que la sélection opérée par les éleveurs produit des races par dizaines. Aujourd'hui, il est un animal de compagnie et, à bien des égards, un précieux auxiliaire de l'homme.

3. Perception

Le cerveau d'un chien de taille moyenne pèse 15 % du poids de celui d'un humain. La région réservée à l'odorat comprend en revanche 40 fois plus de cellules que la même région du cerveau de l'homme. L'odorat constitue en effet le sens le plus remarquable du chien ; on estime qu'il est 1 million de fois plus sensible que le nôtre. En ce qui concerne la vision, le chien voit bien dans l'obscurité et décèle correctement les mouvements à distance.

Les pavillons des oreilles sont mobiles, pouvant être orientés vers les sources sonores, et l'ouïe est très fine : le chien perçoit des sons faibles à plus de 20 m, et entend dans une gamme de fréquences beaucoup plus étendue que l'homme – il perçoit les infrasons et les ultrasons. De plus, il est capable de dissocier les différents sons entendus, de façon à ne « retenir » que ceux qui le concernent (une aptitude mise à profit par exemple dans le dressage des chiens guides d'aveugle ou des chiens sauveteurs).

4.Conditionnement : (ici Psychologique).
Établissement, chez l'animal ou l'homme, d'un comportement nouveau correspondant à des critères bien définis.
Le conditionnement classique est l'établissement d'une réaction conditionnelle, par une technique semblable à celle découverte par I. P. Pavlov. Il repose toujours sur l'existence préalable d'une réaction inconditionnelle, suscitée par un stimulus inconditionnel, le changement essentiel consistant en ce qu'un stimulus qui était précédemment neutre (c'est-à-dire sans effet sur la réaction) devient désormais susceptible de la déclencher. La condition essentielle réside dans la répétition, un nombre suffisant de fois, de la procédure (dite de renforcement), consistant à présenter le stimulus neutre en contiguïté temporelle avec le stimulus inconditionnel, de préférence avant lui ; le stimulus neutre est devenu conditionnel. La capacité du stimulus conditionnel peut disparaître si on le présente de façon répétée sans l'accompagner du stimulus inconditionnel (extinction de la réaction conditionnelle). Au moyen du conditionnement, Pavlov a mis en évidence de très nombreux phénomènes : conditionnement retardé ou trace, effets d'inhibition, phénomènes de généralisation du stimulus ou de différenciation, etc. Dans le second type de conditionnement (conditionnement instrumental ou conditionnement opérant), une réaction est également apprise, mais dans des conditions différentes de celles du conditionnement classique : il n'existe pas de stimulus inconditionnel (et donc pas de renforcement) et, en général, pas de stimulus conditionnel. L'acquisition consiste en ce qu'une réaction devient de plus en plus fréquente du fait qu'elle est suivie par un certain événement (exemple : présentation de nourriture) dont on dit, par analogie, qu'il produit un renforcement de la réaction.

* : certaines phrases ou définitions de ce texte ont été extraites de l'encyclopédie Larousse via internet.

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